In the labyrinth again?

I’ve just ordered from Eastgate, an American publisher, a third hypertext. The first was a collection of philosophical texts written by David Kolb, Socrates in the Labyrinth; the second, a novel by Mark Bernstein, Those Trojan Girls.

The third one is a text whose title fascinates me since I discovered it on the Easgate website. This is Bill Bly's novel, We Descend. I do not understand why I hesitated so long before I bought it. Perhaps precisely because it burns me to read it — desire and its paradoxes —, perhaps also because it is a hypertext and that I can only read it on my computer, perhaps — lastly —, because I feel that my interest in this question which has been agitating me for several years since the day I discovered Tinderbox, this digital note-taking tool, is crystallized in it: how to write a hypertext? And, beyond this question, how to write a fiction with a tool such as Tinderbox or Storyspace? Hence the interest of this video in which Bill Bly exposes a part of his digital work.


À nouveau dans le labyrinthe ? 

Mardi 19 septembre 2017

Je viens de commander chez Eastgate, un éditeur américain, un troisième hypertexte. Le premier était un recueil de textes philosophiques écrits par David Kolb, Socrates in the Labyrinth; le second, un roman de Mark Bernstein, Those Trojan Girls. Le troisième est un texte dont le titre me fascine depuis que je l’ai découvert sur le site d’Easgate. Il s’agit du roman de Bill Bly, We Descend. Je ne comprends pas pourquoi j’ai hésité aussi longtemps avant d’en faire l’acquisition. Peut-être, précisément, parce qu’il me brûle de le lire — le désir et ses paradoxes —, peut-être aussi parce qu’il s’agit d’un hypertexte et que je ne peux le lire que sur mon ordinateur, peut-être — enfin — parce que je sens que se cristallise en lui mon intérêt pour cette question qui m’agite depuis plusieurs années, depuis le jour où j’ai découvert Tinderbox, cet outil numérique de prise de notes : comment écrit-on un hypertexte ? Et, par delà cette question, comment écrire un texte de fiction à partir d'un outil tel que Tinderbox ou Storyspace ? De là, l’intérêt de cette vidéo dans laquelle Bill Bly expose une partie de son travail numérique.

Without function?

Between two doctoral writing sessions, some drawings for futur sculptures and an aesthetic problem: what is a form without function?

Charcoal and felt tip pen on paper. Fusain et feutre sur papier.


Sans fonction ?

Dimanche 3 septembre 2017

Entre deux séances d’écriture doctorale, quelques dessins pour de futures sculptures et un problème esthétique : qu’est-ce qu’une forme sans fonction ?

Designing a video with Tinderbox

Tinderbox is a note-taking tool that I use every day to drop off, collect, organize and elaborate notes of all kinds, whether in respect of readings, research notes or notes for courses. Along with DEVONthink Pro and Scrivener, it is the computer tool I use most often, a digital equivalent of my paper notebook.

Unlike many other computer tools that only offer a linear note-taking, Tinderbox was designed to allow the user to work in a visual environment well-known to those who are familiar with Joseph Novak's concept-mapping or mind-mapping dear to Tony Buzan. Using the Map View mode, you can indeed map your notes.

Thereby, Tinderbox allows me, whenever I need to visualize certain ideas for projects, to work from a particularly fruitful initial brainstorming. That's what I do especially when I design a video.

Over the last few weeks, for example, between two laborious writing sessions for my thesis, I designed with Tinderbox two short videos to illustrate the philosophy workshops that I lead.

I usually proceed in the following way: most of the time, I begin by sketching a few ideas on a sheet of paper and let them rest. It is a habit that I took a few years ago when I started to make bread: between dough puffs, the dough must be left to relax. If this stage is forgotten, the crumb will lack lightness and fineness.

Then, I put those ideas back in my research book. Here, I organize my ideas in the following way: as a first step, I drop off them as they come with the help of the Map view mode. The screen of my computer is then comparable to a sheet of digital paper.

Each note can be associated with documents or metadata, such as URLs or images. So I systematically tag each note. In this way and using the Attribute Browser, I have a « lexicalized » overview of my project.

When I have gathered enough elements for a coherent whole to begin to sketch, I organize my ideas in a vertical structure that has four multi-storey sections: text, images, subtitles, sound effects.

I can then visualize my work on a timeline whose structure is quite similar to the one I use in my video editing software, iMovie.

But, if the final work is done in iMovie, most of the project will have been completed in Tinderbox.

Therefore Tinderbox is for me a genuine digital notebook. His versatility — writing, visualizing, sorting, organizing... the list is not exhaustive! — enables it to get closer to the paper experience of a binder or cardboard index cards.


Concevoir une vidéo avec Tinderbox

Jeudi 24 août 2017

Tinderbox est un outil de prise de notes dont je me sers quotidiennement pour déposer, rassembler, organiser et élaborer des notes de toutes sortes, qu’il s’agisse de notes de lectures, de notes de recherches ou de notes pour des cours. Avec DEVONthink Pro et Scrivener, c’est l’outil informatique que j’utilise le plus souvent, un équivalent numérique de mon carnet de notes papier.

À la différence de nombreux autres outils informatiques qui ne proposent qu’une prise de notes linéaire, Tinderbox a été conçu pour permettre à l’utilisateur de travailler dans un environnement visuel bien connu des familiers du concept-mapping de Joseph Novak ou du mind-mapping cher à Tony Buzan. On peut en effet, en utilisant le mode Map, cartographier ses notes.

Tinderbox me permet ainsi, chaque fois que j’ai besoin de visualiser certaines idées pour des projets, de travailler à partir d’un brainstorming initial particulièrement fécond. C’est ce que je fais, notamment, lorsque je conçois une vidéo. 

Ces dernières semaines, par exemple, entre deux séances laborieuses d’écriture pour ma thèse, j’ai réalisé deux courtes vidéos destinées à illustrer les ateliers de philosophie que j’anime. 

Je procède généralement de la manière suivante : le plus souvent, je commence par esquisser quelques idées sur une feuille de papier et je laisse reposer. C’est une habitude que j’ai prise il y a quelques années, lorsque je me suis initié à la fabrication du pain : entre deux feuilletages, la pâte doit pouvoir se détendre. Si cette étape est oubliée, la mie manquera de légèreté et de finesse. 

Je reporte ensuite ces idées dans mon carnet de recherches. Là, j’organise mes idées de la manière suivante : dans un premier temps, je les dépose comme elles viennent en m’aidant du mode Map. L’écran de mon ordinateur est alors comparable à une feuille de papier numérique. 

Chaque note peut être associée à des documents ou à des métadonnées : des URL ou des images, par exemple. J'étiquette donc systématiquement chaque note. De cette manière et en utilisant le navigateur d’attributs, je dispose d’une vue d’ensemble « lexicalisée » de mon projet. 

Lorsque j’ai rassemblé suffisamment d’éléments pour qu’un ensemble cohérent commence à s’esquisser, j’organise mes idées dans une structure verticale qui comporte quatre sections étagées : texte, images, sous-titres, bruitages. 

Je peux alors visualiser mon travail sur une ligne du temps dont la structure est assez proche de celle que j’utilise dans mon logiciel de montage vidéo, iMovie. 

Si le travail final se fait dans iMovie, l’essentiel du projet aura été réalisé dans Tinderbox. 

Tinderbox est donc pour moi un véritable carnet de notes numérique. Sa polyvalence — écrire, visualiser, classer, organiser... la liste n'est pas exhaustive ! — lui permet en effet de se rapprocher le plus de l’expérience papier d’un classeur ou de fiches cartonnées. 

How do you do it?

If Plato's cave really existed, what would we feel when entering it? What would we feel when leaving it?


Comment faites-vous ?

Mercredi 16 août 2017

Si la caverne de Platon existait réellement, qu'éprouverions-nous en y entrant ? Que ressentirions-nous en en sortant ?

Casserole bread?

Some pictures of a batch to the casserole rather successful: by putting less spelt on the second refreshed of my leaven, the final taste is less acid and finally less pronounced. For a single bread, the proportions I use are as follows:

300 g of yeast refreshed partly with spelt
370 ml water
12 g of salt
500 g of T65

The dough is at first quite sticky and you have to be a little patient to see it gain strength and elasticity. But the game is well worth the effort.


Du pain à la cocotte ?

Mardi 4 juillet 2017

Quelques images d’une fournée à la cocotte plutôt réussie : en mettant moins d’épeautre lors du deuxième rafraîchi de mon levain, le goût final est moins acide et finalement moins prononcé. Pour un seul pain, les proportions que j’utilise sont les suivantes :

300 g de levain rafraîchi en partie à l’épeautre
370 ml d’eau
12 g de sel
500 g de T65

La pâte est au début plutôt collante et il faut être un peu patient pour la voir acquérir de la force et de l’élasticité. Mais le jeu en vaut vraiment la chandelle.